Les adolescents, âgés de 17 et 19 ans, se sont heurtés à un autocar sur un pont alors qu’ils se sont enfuis en scooter tard samedi soir.

Selon les rapports, aucun des deux ne portait de casque.

Des jeunes ont érigé des barricades, lancé des bombes à essence sur la police et incendié des voitures au centre-ville.

Les tensions étaient fortes pour la deuxième nuit consécutive dimanche dans le quartier Mistral de la ville où vivaient les adolescents.

Les locaux ont accusé la police de gaffe et un membre de la famille a déclaré à un journaliste de l’AFP: “Vous pouvez écrire que la police est responsable de leur mort”.

Une quinzaine de véhicules, dont deux engins de chantier, ont été incendiésalors que le rez-de-chaussée d’un bâtiment du département du conseil municipal avait été détruit par un incendie, selon les médias locaux.

Comment les événements tragiques se sont déroulés

Les deux adolescents qui sont décédés étaient connus de la police pour petite délinquance, ont déclaré les procureurs.

Les responsables estiment que le même scooter a été impliqué dans plusieurs incidents samedi soir: heurts sur les rétroviseurs de voiture, conduite sans lumières et conduite sur le trottoir.

Après avoir échappé à un contrôle de police, les deux jeunes se sont ensuite dirigés vers un pont poursuivi par une voiture de police dont les feux clignotaient.

Un chauffeur entraîneur transportant une équipe de football amateur a vu la poursuite dans son rétroviseur alors qu’il quittait le pont sur une voie d’accès.

Il a dévié sur la droite, apparemment pour se dégager, mais le scooter a tenté de doubler en même temps et s’est retrouvé écrasé entre l’entraîneur et un parapet sur la bretelle.

Grenoble : deux jeunes se tuent à scooter en échappant à la police 1
Des manifestants ont incendié des barricades et pris pour cible un quartier général de la police anti-émeute

Les procureurs ont ouvert une enquête, mais affirment que le conducteur de l’autocar a donné un résultat négatif à l’alcool au volant.

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a exhorté la population à respecter le “deuil des familles d’adolescents”.

Quelques heures après l’accident samedi soir, des dizaines de personnes ont tenté de s’introduire dans le quartier général de la police anti-émeute du CRS dans la région de Mistral, mais ont été forcées de rentrer chez elles au moyen de gaz lacrymogène.