Il y a plus de 500 000 cas de Covid-19 en Europe à partir de jeudi matin, selon une étude réalisée par l’agence France Presse. Alors que ce virus frappe le continent, l’État de droit doit être respecté, selon plusieurs États de l’UE.

Quelque 34 500 personnes sont décédées en Europe, le continent le plus durement touché, l’Italie faisant 13 155 décès et l’Espagne de près avec plus de 10 000 morts. Jeudi, la France compte plus de 4 000 morts, mais ce nombre devrait encore augmenter.

Près de 48 000 personnes sont mortes dans le monde du virus mortel.

L’Espagne et l’Italie comptent plus de 100 000 cas de coronavirus, tandis que les derniers chiffres de la France sont environ la moitié, avec 56 000 cas.

Violations possibles de l’état de droit

Un certain nombre de pays européens se sont réunis pour mettre en garde contre les violations de l’État de droit dans l’UE tandis que les pays luttent contre la pandémie de Covid-19.

“Dans cette situation sans précédent, il est légitime que les États membres adoptent des mesures extraordinaires pour protéger leurs citoyens et surmonter la crise”, selon une déclaration commune signée par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Irlande, le Danemark, Finlande, Suède, Lettonie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas.

“Cependant, nous sommes profondément préoccupés par le risque de violation des principes de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits fondamentaux résultant de l’adoption de certaines mesures d’urgence”, selon le communiqué.

La déclaration fait référence au Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui s’est donné un pouvoir pratiquement illimité tout en faisant face à la pandémie. Le parlement hongrois lui a donné le droit de gouverner pour une durée indéterminée pendant que la maladie est toujours active.

Les 14 pays précisent que les mesures d’urgence doivent être proportionnées et provisoires et ne pas restreindre la liberté de la presse.

La déclaration ne faisait pas directement référence à la Hongrie, mais Orban a imposé une peine de cinq ans de prison à toute personne qui publie ou diffuse des “fausses nouvelles” sur le virus ou sur ce que le gouvernement fait à propos de la situation.

Les États ont donné aux 12 autres États membres la possibilité de signer le document, à l’exclusion de la Hongrie. La Pologne est également régulièrement accusée par les États membres pour ses problèmes avec l’État de droit.