La procureure avait insisté sur la « parfaite organisation » des pillards, des « barbares », qui ont enflammé une barricade à proximité du magasin.

Un jeune majeur a été condamné lundi à dix mois de prison donc six avec sursis pour avoir volé une tablette iPad pendant le pillage de l’Apple store samedi à Bordeaux (Gironde), en marge de la journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Un trentenaire jugé pour les mêmes faits de vol aggravé par deux circonstances (en réunion et avec dégradations) a reçu une peine d’un an de prison dont six avec sursis mais n’a, lui, pas fait l’objet d’un mandat de dépôt à l’audience.

« Profiter de l’aubaine »

Sadio Kanté, 18 ans et casier judiciaire vierge, a expliqué qu’il n’avait pas participé à la destruction des portes du magasin, situé en plein centre-ville de Bordeaux, mais avait juste voulu profiter de l’aubaine quand il a vu que des gens pillaient. « Je n’aurais pas dû suivre le mouvement, c’est la dernière fois », a dit le jeune homme, avare de mots devant les juges.

Des images de vidéosurveillance diffusées à l’audience ont montré des jeunes cagoulés s’acharner sur la porte du magasin pendant environ cinq minutes, à l’aide de panneaux de signalisation arrachés. Le pillage a ensuite duré à peine deux minutes.
La procureure avait insisté sur la « parfaite organisation » des pillards, des « barbares », qui ont enflammé une barricade à proximité du magasin.
Un jeune majeur a été condamné lundi à dix mois de prison donc six avec sursis pour avoir volé une tablette iPad pendant le pillage de l’Apple store samedi à Bordeaux (Gironde), en marge de la journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Un trentenaire jugé pour les mêmes faits de vol aggravé par deux circonstances (en réunion et avec dégradations) a reçu une peine d’un an de prison dont six avec sursis mais n’a, lui, pas fait l’objet d’un mandat de dépôt à l’audience.

« Profiter de l’aubaine »
Sadio Kanté, 18 ans et casier judiciaire vierge, a expliqué qu’il n’avait pas participé à la destruction des portes du magasin, situé en plein centre-ville de Bordeaux, mais avait juste voulu profiter de l’aubaine quand il a vu que des gens pillaient. « Je n’aurais pas dû suivre le mouvement, c’est la dernière fois », a dit le jeune homme, avare de mots devant les juges.

Des images de vidéosurveillance diffusées à l’audience ont montré des jeunes cagoulés s’acharner sur la porte du magasin pendant environ cinq minutes, à l’aide de panneaux de signalisation arrachés. Le pillage a ensuite duré à peine deux minutes.

Des « barbares », selon la procureure

La procureur de la République Marie-Madeleine Alliot, qui a affirmé « n’avoir jamais vu cela dans toute (sa) carrière professionnelle, seulement au cinéma », et a insisté sur la « parfaite organisation » des pillards, des « barbares », qui ont enflammé une barricade à proximité du magasin avant le saccage pour, selon elle, ralentir les forces de l’ordre.

« Le dernier con à être rentré, c’est moi ! »

Jugé pour les mêmes faits, Julien Laurière, 32 ans, a dit qu’il se promenait avec son frère, résident bordelais, quand le pillage a eu lieu et qu’il avait eu « la mauvaise idée de pénétrer dans le magasin vide », ce que la vidéosurveillance a confirmé.

« Le dernier con à être rentré, c’est moi ! », a-t-il dit, reconnaissant avoir volé une enceinte. « Je ne sais pas pourquoi j’ai pris ça, je suis chez Samsung », a-t-il ajouté, soulevant quelques rires dans la salle. « J’ai vu un truc noir et rond, je ne savais même pas ce que c’était… »

Malgré deux précédentes condamnations, les juges ont pris en compte son récent AVC, son suivi psychiatrique depuis une dépression, son arrêt maladie qui l’éloigne de son travail dans un supermarché en Vendée, son imminent divorce d’avec la mère de ses deux enfants.